Dans un précédent billet, je parlais du film cowspiracy, en reprenant les principaux commentaires de Paul Watson à son sujet.
http://tofm2.blogspot.fr/2014/05/un-commentaire-du-capitaine-paul-watson.html
Je viens de me rendre compte que je n'avais même pas mis le lien vers la video.
Je corrige, la voici :
http://cowspiracy.com/
en fait, il s'agit d'un appel aux dons pour la réalisation d'un film d'informations sur l'élevage, d'après ce que j'ai pu comprendre.
En tait que biologiste, je ne peux pas approuver le véganisme, mais les paroles de Paul Watson m'ont interpellé quelque part.
Vérifier ses sources, ne pas oublier ce qui a été dit et fait. Eviter de dire n'importe quoi. Ne pas parler pour ne rien dire.
Consultez églement
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samedi 17 mai 2014
dimanche 11 mai 2014
Un commentaire du capitaine Paul Watson sur le véganisme, la viande et le développement durable
Un commentaire du Capitaine Paul Watson sur le
véganisme et la position de Sea Shepherd sur la question à l'occasion
de la sortie du documentaire "Conspiration : le secret durable".
« V »
Par le capitaine Paul Watson
V comme Vérité, Vertu, Valeur, Validité et Véganisme
Le véganisme, c’est l’écologie véritable en action.
Il démontre la vertu et le courage d’un écologiste qui affronte et dénonce la vérité la plus dérangeante qui soit.
Sea Shepherd est l’une des très rares organisations de protection des océans au monde à promouvoir et pratiquer activement le véganisme – voire la seule.
Pourquoi ? Parce que nous voyons les relations qui existent entre l’élevage et la pollution des océans, l’appauvrissement de la vie dans les mers, la destruction des forêts pluviales et le réchauffement climatique.
Le véganisme, c’est l’écologie véritable en action. Il va au-delà des débats sur le réchauffement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité, et il fait réellement quelque chose pour régler les problèmes.
Les navires Sea Shepherd sont végans depuis 2002, et avant cela, il y a toujours eu des options végans. Les navires étaient végétariens dès 1979.
Cependant Sea Shepherd n’est pas une organisation végan ou végétarienne, ni une organisation de protection des animaux ou de leurs droits. Nous sommes un mouvement de protection de la faune sauvage des océans et des écosystèmes marins.
Alors pourquoi tous les repas servis à bord des navires Sea Shepherd sont-ils végans ?
La réponse, c’est parce que le végétarisme, et surtout le véganisme, sont des alternatives puissantes à la destruction des océans qui sont dévorés vivants par huit milliards d’êtres humains et leurs animaux domestiques.
La diversité dans nos océans s’appauvrit chaque jour un peu plus, et quand la diversité s’effondre, c’est au tour de l’interdépendance entre les espèces de s’effondrer, avec comme résultat la mort de l’océan.
Et un océan mort signifie la mort de toutes les créatures, quelle que soit leur taille, car si les océans meurent, nous mourrons tous. L’océan est le cœur de la planète, et il est la base de la vie, sur terre comme dans la mer.
Impitoyablement, nous pratiquons dans l’océan une pêche excessive, et bien souvent en toute illégalité. Toutes les activités de pêche commerciale dans le monde sont virtuellement au bord de l’effondrement. Nous polluons l’océan avec du plastique, des produits pétrochimiques, les ruissellements agricoles et nos eaux usées. Nous lui infligeons de l’acidification, de la pollution sonore, et nous détruisons les écosystèmes côtiers pour notre développement.
La position de Sea Shepherd, c’est qu’il faut fermer toutes les entreprises de pêche commerciale pour donner aux poissons une chance de récupérer. La seule pêche relativement « durable », c’est celle des artisans pêcheurs travaillant depuis de très petits bateaux à partir des petits ports d’Inde, d’Afrique, etc.
Il faut supprimer les grandes sociétés, les grands chalutiers, les senneurs, les palangriers, les grosses machines, les grands filets, les lignes de grande longueur et les navires usines si nous voulons sauver nos océans.
Mais qu’est-ce que cela a à voir avec le fait de manger un hamburger, des œufs au bacon ou du poulet ? Ces créatures ne vivent pas dans la mer.
Pourtant c’est bien de la mer qu’elles tirent leur subsistance. Tout comme nous, ce sont des êtres terrestres qui tous ensemble dévorent la mer vivante, et ils le font contre leur volonté, pour le bénéfice de la créature la plus destructrice à s’être jamais aventurée dans l’océan – l’homo sapiens.
Un tiers de toute la vie marine capturée par l’industrie de la pêche est appelée « poisson fourrage » et on l’extrait de la mer dans le seul but de nourrir les porcs, les poulets, les visons, les renards, les saumons d’élevage, et les chats domestiques. En fait, les poulets mangent plus de poisson que les albatros, les porcs mangent plus de poisson que les requins, et les chats domestiques mangent plus de poisson que tous les phoques de la mer.
Il y a 1,5 milliard de vaches sur la planète, 1,2 milliard de moutons, plus d’un milliard de porcs, un demi-milliard de chiens, et 2 milliards de chats de race ou de gouttière.
Dix pour cent du poisson fourrage sert à nourrir les chats. Cinquante-cinq pour cent sert à nourrir les porcs, le reste va aux poulets, aux visons, aux renards, et aux saumons des fermes d’élevage.
Il y a 2 milliards de chats et un demi-milliard de chiens dans le monde, et moins de cinquante millions de phoques dans la mer. Il y a 18,6 milliards de poulets dans le monde, bien plus que tous les oiseaux de mer.
Lorsque vous mangez du poulet, vous mangez peut-être du poisson. Lorsque vous mangez du bacon, vous mangez peut-être du poisson. Lorsque vous buvez du lait ou que vous mangez des œufs, vous consommez peut-être de la faune sauvage marine.
Les pêcheurs se plaignent que les phoques mangent tout le poisson, Rien qu’aujourd’hui, il y avait 38 lions de mer dans le fleuve Columbia, et plus de 500 pêcheurs à la ligne avec leurs cannes à pêche sur la berge, mais c’est sur les lions de mer que le gouvernement tirait, parce qu’ils « mangent le poisson ».
Et en plus de tout cela, vous avez le fait que l’élevage animal produit plus de gaz à effet de serre que l’industrie du transport. Si vous prenez en compte qu’il faut 13000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf, ce gaspillage est tout simplement inacceptable.
C’est pour cela que Sea Shepherd a décidé, il y a des années de cela, que promouvoir le véganisme c’était mettre en pratique les bons principes éthiques de l’écologie.
Entre 2003 et 2006 j’étais directeur national du Sierra Club aux USA. Toutes mes tentatives de traiter l’impact environnemental de l’élevage animal ont été non seulement rejetées, mais moquées. Le Sierra Club a refusé tout net d’aborder le sujet de la croissance de la population humaine et de l’augmentation de la consommation de produits issus de l’élevage industriel comme facteurs significatifs du réchauffement climatique et de la destruction des écosystèmes.
Pourquoi ?
Pour la même raison que celle pour laquelle Greenpeace, Conservation International et d’autres grandes organisations environnementales ignorent délibérément la vérité très dérangeante qui est que manger des animaux produit plus de gaz à effet de serre que toute l’industrie du transport. Même Al Gore a commodément négligé de mentionner ce fait très important dans son documentaire, « Une vérité qui dérange ».
Pourquoi n’en a-t-il pas parlé, et pourquoi les grandes organisations refusent-elles de simplement aborder le thème de la relation entre le fait de manger de la viande et le réchauffement climatique ?
C’est parce qu’elles ne veulent pas contrarier leurs donateurs. Leur grande crainte, c’est que cela leur aliènera leur base de donateurs.
Et ils ont probablement raison. Sea Shepherd a perdu le soutien de gens qui mangeaient de la viande, parce que notre message les avait irrités. Mais la différence entre Sea Shepherd et ces grandes organisations dans le déni, c’est que nous, nous voulons sauver nos océans et notre planète, même si ça dérange certaines personnes.
Le changement naît de l’action, pas des paroles. J’ai démissionné du comité de direction du Sierra Club parce que l’organisation environnementale la plus ancienne du pays, dont le fondateur, John Muir, était végétarien et anti-chasse, est maintenant pro-chasse et pro-élevage. Quand j’en suis parti, je les ai surnommés « Siesta Club Hunting and Conversation Society ».
On ne sauvera pas la planète rien qu’en restant moins longtemps sous la douche, en recyclant nos déchets ou en conduisant une voiture électrique. Il faut un sacré nombre de douches courtes pour compenser les 13000 litres d’eau qu’il faut pour produire un kilo de viande de boeuf.
En réalité, un végan qui roule en gros 4x4 sur l’autoroute contribue moins à la création de gaz à effet de serre qu’un mangeur de viande qui se déplace à vélo.
L’industrie de la viande consomme plus d’eau que toute autre industrie sur la planète. Elle occupe plus de surface de sol. Elle produit plus de déchets. C’est elle qui produit le plus de gaz à effet de serre, particulièrement du méthane.
Il y a un nouveau documentaire qui vient de sortir, intitulé « Cowspiracy », qui enquête sur les contradictions au sein des grandes organisations environnementales qui refusent de soulever et de prendre au sérieux la question des relations entre l’industrie de la viande et les niveaux croissants des gaz responsables du réchauffement climatique.
Les réalisateurs traitent d’un sujet interdit, et mettent en évidence ce problème qui crève les yeux mais que les grandes organisations écologistes refusent délibérément de voir. Dans le film, on voit que Greenpeace n’accepte même pas de rencontrer les réalisateurs pour discuter du projet. Les réalisateurs se sont rendus aux bureaux de Greenpeace après que ceux-ci ont refusé de répondre à leurs e-mails, mais tout ce qu’on leur a dit, c’est que Greenpeace n’était pas intéressé par les discussions sur la relation entre la consommation de viande et le réchauffement climatique.
D’un côté, Greenpeace critique et réprouve ceux qui contestent le réchauffement climatique, et cependant ils choisissent de rester dans le déni du facteur qui contribue le plus au réchauffement climatique global.
Le client de McDonald en train de manger son Big Mac en portant un t-shirt Greenpeace est plus important pour les intérêts particuliers de Greenpeace que la résolution d’un problème contre lequel ils font campagne.
Les déjections porcines polluent de grandes étendues de nappes phréatiques, mais aucune de ces grandes organisations environnementales ne pointe du doigt le fait que manger du jambon soit la source du problème.
J’ai été élevé dans un village de pêcheurs, et nourri de homard, de poisson, de coquillages et d’algues. J’ai constaté la diminution constante de la vie marine depuis mon enfance, et ce que j’ai vu est effrayant. L’an dernier, j’ai consacré plusieurs mois à l’étude de la Grande Barrière de Corail en Australie, qui est en train de mourir. J’ai passé des mois à ramasser des déchets de plastique sur les îles Tonga et Samoa. Mon souci, c’est que l’océan est maintenant au bord du désastre.
Je prends au sérieux ce que j’ai vu, tout comme je prends au sérieux les changements du temps et la destruction des forêts pluviales. Alors quand je vois une des causes majeures de cette destruction et du réchauffement climatique, je suis d’avis qu’il faut s’en occuper, et pas l’ignorer ni la contester.
Mais être végan n’est pas une complète absolution pour ceux qui le pratiquent. C’est une contribution majeure vers une solution, mais nous ne pouvons pas ignorer le fait que la croissance des populations humaines implique plus d’agriculture industrialisée, d’engrais, de pesticides, de plastique et d’herbicides, qu’on utilise aussi bien pour l’agriculture que pour l’élevage, qui désertifient nos océans. Nous ne pouvons pas ignorer non plus les milliards d’oiseaux qui sont tués chaque année par nos chats chéris. Et tous, chaque jour, nous nous servons de sacs plastique à usage unique dont nous nous débarrassons de façon irresponsable. Nous conduisons des voitures et voyageons en avion.
En fin de compte, dès que vous avez votre certificat de naissance, vous êtes coupables de contribuer à la destruction de la planète. C’est un fait, tout simplement, et c’est ça notre péché originel, d’être nés dans un monde mené par la consommation.
Mais grâce à l’imagination, à la discipline et à la science, nous pouvons réduire notre impact sur la nature, et à mon avis le moyen le plus direct et le plus facile de le faire, c’est de prendre la décision très simple de ne plus consommer d’animaux élevés et abattus dans ces immenses abattoirs mondiaux par quantités si énormes.
Un écologiste exemplaire se nourrit de produits locaux, bio, végans.
Est-ce que cela coûte plus cher ? Peut-être, mais ce que vous mettez dans votre corps est l’investissement le plus important de votre vie. Ce n’est pas le bon endroit pour y entasser des déchets toxiques. Les crématoriums envoient déjà chaque jour des tonnes de vapeurs de mercure et d’autres produits chimiques dans l’atmosphère.
Est-ce difficile ? Oui, bien sûr. Changer vraiment, c’est toujours difficile, mais à moins d’assumer ces choix difficiles, l’avenir deviendra impossible, spécialement pour ceux qui naîtront plus tard.
Notre surconsommation d’aujourd’hui, nos abus, reviennent à voler les ressources dont auront besoin nos enfants et leurs propres enfants, qui hériteront d’une Terre pillée parce que leurs prédécesseurs ne se rendaient absolument pas compte à quel point leur façon de vivre était destructrice.
Paul Watson, Sea Shepherd à l'occasion de la sortie du documentaire "Cowspriration : le secret durable".
http://www.youtube.com/watch?v=yNSBF2YyMu4
http://www.seashepherd.fr
« V »
Par le capitaine Paul Watson
V comme Vérité, Vertu, Valeur, Validité et Véganisme
Le véganisme, c’est l’écologie véritable en action.
Il démontre la vertu et le courage d’un écologiste qui affronte et dénonce la vérité la plus dérangeante qui soit.
Sea Shepherd est l’une des très rares organisations de protection des océans au monde à promouvoir et pratiquer activement le véganisme – voire la seule.
Pourquoi ? Parce que nous voyons les relations qui existent entre l’élevage et la pollution des océans, l’appauvrissement de la vie dans les mers, la destruction des forêts pluviales et le réchauffement climatique.
Le véganisme, c’est l’écologie véritable en action. Il va au-delà des débats sur le réchauffement climatique et l’appauvrissement de la biodiversité, et il fait réellement quelque chose pour régler les problèmes.
Les navires Sea Shepherd sont végans depuis 2002, et avant cela, il y a toujours eu des options végans. Les navires étaient végétariens dès 1979.
Cependant Sea Shepherd n’est pas une organisation végan ou végétarienne, ni une organisation de protection des animaux ou de leurs droits. Nous sommes un mouvement de protection de la faune sauvage des océans et des écosystèmes marins.
Alors pourquoi tous les repas servis à bord des navires Sea Shepherd sont-ils végans ?
La réponse, c’est parce que le végétarisme, et surtout le véganisme, sont des alternatives puissantes à la destruction des océans qui sont dévorés vivants par huit milliards d’êtres humains et leurs animaux domestiques.
La diversité dans nos océans s’appauvrit chaque jour un peu plus, et quand la diversité s’effondre, c’est au tour de l’interdépendance entre les espèces de s’effondrer, avec comme résultat la mort de l’océan.
Et un océan mort signifie la mort de toutes les créatures, quelle que soit leur taille, car si les océans meurent, nous mourrons tous. L’océan est le cœur de la planète, et il est la base de la vie, sur terre comme dans la mer.
Impitoyablement, nous pratiquons dans l’océan une pêche excessive, et bien souvent en toute illégalité. Toutes les activités de pêche commerciale dans le monde sont virtuellement au bord de l’effondrement. Nous polluons l’océan avec du plastique, des produits pétrochimiques, les ruissellements agricoles et nos eaux usées. Nous lui infligeons de l’acidification, de la pollution sonore, et nous détruisons les écosystèmes côtiers pour notre développement.
La position de Sea Shepherd, c’est qu’il faut fermer toutes les entreprises de pêche commerciale pour donner aux poissons une chance de récupérer. La seule pêche relativement « durable », c’est celle des artisans pêcheurs travaillant depuis de très petits bateaux à partir des petits ports d’Inde, d’Afrique, etc.
Il faut supprimer les grandes sociétés, les grands chalutiers, les senneurs, les palangriers, les grosses machines, les grands filets, les lignes de grande longueur et les navires usines si nous voulons sauver nos océans.
Mais qu’est-ce que cela a à voir avec le fait de manger un hamburger, des œufs au bacon ou du poulet ? Ces créatures ne vivent pas dans la mer.
Pourtant c’est bien de la mer qu’elles tirent leur subsistance. Tout comme nous, ce sont des êtres terrestres qui tous ensemble dévorent la mer vivante, et ils le font contre leur volonté, pour le bénéfice de la créature la plus destructrice à s’être jamais aventurée dans l’océan – l’homo sapiens.
Un tiers de toute la vie marine capturée par l’industrie de la pêche est appelée « poisson fourrage » et on l’extrait de la mer dans le seul but de nourrir les porcs, les poulets, les visons, les renards, les saumons d’élevage, et les chats domestiques. En fait, les poulets mangent plus de poisson que les albatros, les porcs mangent plus de poisson que les requins, et les chats domestiques mangent plus de poisson que tous les phoques de la mer.
Il y a 1,5 milliard de vaches sur la planète, 1,2 milliard de moutons, plus d’un milliard de porcs, un demi-milliard de chiens, et 2 milliards de chats de race ou de gouttière.
Dix pour cent du poisson fourrage sert à nourrir les chats. Cinquante-cinq pour cent sert à nourrir les porcs, le reste va aux poulets, aux visons, aux renards, et aux saumons des fermes d’élevage.
Il y a 2 milliards de chats et un demi-milliard de chiens dans le monde, et moins de cinquante millions de phoques dans la mer. Il y a 18,6 milliards de poulets dans le monde, bien plus que tous les oiseaux de mer.
Lorsque vous mangez du poulet, vous mangez peut-être du poisson. Lorsque vous mangez du bacon, vous mangez peut-être du poisson. Lorsque vous buvez du lait ou que vous mangez des œufs, vous consommez peut-être de la faune sauvage marine.
Les pêcheurs se plaignent que les phoques mangent tout le poisson, Rien qu’aujourd’hui, il y avait 38 lions de mer dans le fleuve Columbia, et plus de 500 pêcheurs à la ligne avec leurs cannes à pêche sur la berge, mais c’est sur les lions de mer que le gouvernement tirait, parce qu’ils « mangent le poisson ».
Et en plus de tout cela, vous avez le fait que l’élevage animal produit plus de gaz à effet de serre que l’industrie du transport. Si vous prenez en compte qu’il faut 13000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf, ce gaspillage est tout simplement inacceptable.
C’est pour cela que Sea Shepherd a décidé, il y a des années de cela, que promouvoir le véganisme c’était mettre en pratique les bons principes éthiques de l’écologie.
Entre 2003 et 2006 j’étais directeur national du Sierra Club aux USA. Toutes mes tentatives de traiter l’impact environnemental de l’élevage animal ont été non seulement rejetées, mais moquées. Le Sierra Club a refusé tout net d’aborder le sujet de la croissance de la population humaine et de l’augmentation de la consommation de produits issus de l’élevage industriel comme facteurs significatifs du réchauffement climatique et de la destruction des écosystèmes.
Pourquoi ?
Pour la même raison que celle pour laquelle Greenpeace, Conservation International et d’autres grandes organisations environnementales ignorent délibérément la vérité très dérangeante qui est que manger des animaux produit plus de gaz à effet de serre que toute l’industrie du transport. Même Al Gore a commodément négligé de mentionner ce fait très important dans son documentaire, « Une vérité qui dérange ».
Pourquoi n’en a-t-il pas parlé, et pourquoi les grandes organisations refusent-elles de simplement aborder le thème de la relation entre le fait de manger de la viande et le réchauffement climatique ?
C’est parce qu’elles ne veulent pas contrarier leurs donateurs. Leur grande crainte, c’est que cela leur aliènera leur base de donateurs.
Et ils ont probablement raison. Sea Shepherd a perdu le soutien de gens qui mangeaient de la viande, parce que notre message les avait irrités. Mais la différence entre Sea Shepherd et ces grandes organisations dans le déni, c’est que nous, nous voulons sauver nos océans et notre planète, même si ça dérange certaines personnes.
Le changement naît de l’action, pas des paroles. J’ai démissionné du comité de direction du Sierra Club parce que l’organisation environnementale la plus ancienne du pays, dont le fondateur, John Muir, était végétarien et anti-chasse, est maintenant pro-chasse et pro-élevage. Quand j’en suis parti, je les ai surnommés « Siesta Club Hunting and Conversation Society ».
On ne sauvera pas la planète rien qu’en restant moins longtemps sous la douche, en recyclant nos déchets ou en conduisant une voiture électrique. Il faut un sacré nombre de douches courtes pour compenser les 13000 litres d’eau qu’il faut pour produire un kilo de viande de boeuf.
En réalité, un végan qui roule en gros 4x4 sur l’autoroute contribue moins à la création de gaz à effet de serre qu’un mangeur de viande qui se déplace à vélo.
L’industrie de la viande consomme plus d’eau que toute autre industrie sur la planète. Elle occupe plus de surface de sol. Elle produit plus de déchets. C’est elle qui produit le plus de gaz à effet de serre, particulièrement du méthane.
Il y a un nouveau documentaire qui vient de sortir, intitulé « Cowspiracy », qui enquête sur les contradictions au sein des grandes organisations environnementales qui refusent de soulever et de prendre au sérieux la question des relations entre l’industrie de la viande et les niveaux croissants des gaz responsables du réchauffement climatique.
Les réalisateurs traitent d’un sujet interdit, et mettent en évidence ce problème qui crève les yeux mais que les grandes organisations écologistes refusent délibérément de voir. Dans le film, on voit que Greenpeace n’accepte même pas de rencontrer les réalisateurs pour discuter du projet. Les réalisateurs se sont rendus aux bureaux de Greenpeace après que ceux-ci ont refusé de répondre à leurs e-mails, mais tout ce qu’on leur a dit, c’est que Greenpeace n’était pas intéressé par les discussions sur la relation entre la consommation de viande et le réchauffement climatique.
D’un côté, Greenpeace critique et réprouve ceux qui contestent le réchauffement climatique, et cependant ils choisissent de rester dans le déni du facteur qui contribue le plus au réchauffement climatique global.
Le client de McDonald en train de manger son Big Mac en portant un t-shirt Greenpeace est plus important pour les intérêts particuliers de Greenpeace que la résolution d’un problème contre lequel ils font campagne.
Les déjections porcines polluent de grandes étendues de nappes phréatiques, mais aucune de ces grandes organisations environnementales ne pointe du doigt le fait que manger du jambon soit la source du problème.
J’ai été élevé dans un village de pêcheurs, et nourri de homard, de poisson, de coquillages et d’algues. J’ai constaté la diminution constante de la vie marine depuis mon enfance, et ce que j’ai vu est effrayant. L’an dernier, j’ai consacré plusieurs mois à l’étude de la Grande Barrière de Corail en Australie, qui est en train de mourir. J’ai passé des mois à ramasser des déchets de plastique sur les îles Tonga et Samoa. Mon souci, c’est que l’océan est maintenant au bord du désastre.
Je prends au sérieux ce que j’ai vu, tout comme je prends au sérieux les changements du temps et la destruction des forêts pluviales. Alors quand je vois une des causes majeures de cette destruction et du réchauffement climatique, je suis d’avis qu’il faut s’en occuper, et pas l’ignorer ni la contester.
Mais être végan n’est pas une complète absolution pour ceux qui le pratiquent. C’est une contribution majeure vers une solution, mais nous ne pouvons pas ignorer le fait que la croissance des populations humaines implique plus d’agriculture industrialisée, d’engrais, de pesticides, de plastique et d’herbicides, qu’on utilise aussi bien pour l’agriculture que pour l’élevage, qui désertifient nos océans. Nous ne pouvons pas ignorer non plus les milliards d’oiseaux qui sont tués chaque année par nos chats chéris. Et tous, chaque jour, nous nous servons de sacs plastique à usage unique dont nous nous débarrassons de façon irresponsable. Nous conduisons des voitures et voyageons en avion.
En fin de compte, dès que vous avez votre certificat de naissance, vous êtes coupables de contribuer à la destruction de la planète. C’est un fait, tout simplement, et c’est ça notre péché originel, d’être nés dans un monde mené par la consommation.
Mais grâce à l’imagination, à la discipline et à la science, nous pouvons réduire notre impact sur la nature, et à mon avis le moyen le plus direct et le plus facile de le faire, c’est de prendre la décision très simple de ne plus consommer d’animaux élevés et abattus dans ces immenses abattoirs mondiaux par quantités si énormes.
Un écologiste exemplaire se nourrit de produits locaux, bio, végans.
Est-ce que cela coûte plus cher ? Peut-être, mais ce que vous mettez dans votre corps est l’investissement le plus important de votre vie. Ce n’est pas le bon endroit pour y entasser des déchets toxiques. Les crématoriums envoient déjà chaque jour des tonnes de vapeurs de mercure et d’autres produits chimiques dans l’atmosphère.
Est-ce difficile ? Oui, bien sûr. Changer vraiment, c’est toujours difficile, mais à moins d’assumer ces choix difficiles, l’avenir deviendra impossible, spécialement pour ceux qui naîtront plus tard.
Notre surconsommation d’aujourd’hui, nos abus, reviennent à voler les ressources dont auront besoin nos enfants et leurs propres enfants, qui hériteront d’une Terre pillée parce que leurs prédécesseurs ne se rendaient absolument pas compte à quel point leur façon de vivre était destructrice.
Paul Watson, Sea Shepherd à l'occasion de la sortie du documentaire "Cowspriration : le secret durable".
http://www.youtube.com/watch?v=yNSBF2YyMu4
http://www.seashepherd.fr
mardi 25 septembre 2012
Pétition pour soutenir Paul Watson.
PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie.
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).
En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.
Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.
Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.
Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.
A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.
Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.
Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.
Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.
Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.
Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.
site: http://www.seashepherd.fr
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON//?tta
Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats.
Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat Guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers Costa Ricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges Costa Ricains successifs avaient déjà prononcé un non lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui même comme « sous-traitant » du Japon.
Car par delà le cas Costa Ricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon- troisième puissance économique mondiale- pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière Japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le premier Ministre Japonais et la secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces cables, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000).
En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt Costa Ricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice pour faire interdire les interventions de l’ONG pour la dans sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise.
Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique.
Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute.
Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie1, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité.
A l’heure où les Nations Unies annoncent la mise en place de l’initiative « Ocean Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leur plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants.
Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité.
Car par delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous, s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle là.
Aujourd’hui, cessons de détourner le regard.
Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque.
Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.
site: http://www.seashepherd.fr
http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON//?tta
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